WeeFin veut passer la vitesse supérieure à l’international. Dans ce sens, la société annonce une série B de 25 millions d’euros menée par BlackFin Capital Partners. Les investisseurs historiques, à savoir Iris, Asterion Ventures et Ring Capital, ont également participé à ce tour de table. Celui-ci intervient moins de 18 mois après une série A de 7 millions d’euros.
Lors de cette levée de fonds dévoilée fin 2023, il était alors question de placer ses pions à l’étranger, ce qui s’est matérialisait récemment par l’ouverture d’un bureau à Londres. Mais après avoir testé l’appétence du marché européen au Royaume-Uni, en Italie et au Luxembourg, WeeFin veut franchir un nouveau cap dans son développement. «Notre produit peut être très européen, voire mondial, et on ne peut pas le faire avec 7 millions d’euros. Ce n’est pas le moment de ralentir», explique Grégoire Hug, co-fondateur et PDG de la fintech tricolore, pour justifier cette série B bouclée trois mois plus tôt par rapport au calendrier initial.
Il faut dire que la bonne traction de la société, qui assure être passée de 0 à 30 % de chiffre d’affaires à l’international en deux ans et avoir multiplié par cinq ses revenus annuels récurrents sur la période, a incité les investisseurs à remettre au pot. «En très peu de temps, WeeFin a convaincu des gestionnaires d'actifs de premier plan et connu de très beaux succès internationaux, notamment au Royaume-Uni», observent Julien Creuzé, Partner, et Chloé Novène, Investment Manager chez BlackFin.
Une centaine de recrutements prévus sur trois ans
Fondée en 2018 par Grégoire Hug, Marion Aubert et Guillaume Klech, la jeune pousse tricolore développe une solution de gestion de données durables à destination des institutions financières. Cette plateforme SaaS permet à ces derniers de centraliser l’ensemble des données nécessaires pour piloter des stratégies durables et ambitieuses qui prennent mieux en compte les mécanismes autour des enjeux ESG (collecte de données, reporting, calcul des indicateurs, suivi des engagements, mises à jour réglementaires…). A ce jour, WeeFin revendique une quarantaine de clients, dont Generali Asset Management et le Groupe BPCE, gérant 6 900 milliards d’euros d’actifs.
La fintech française ne veut pas s’arrêter en si bon chemin et voit déjà plus loin que le continent européen, où elle vient d’amorcer sa montée en puissance en Allemagne. «Après l’Europe, WeeFin a l’ambition de se développer à l’international, aux États-Unis et en Asie-Pacifique», indique Grégoire Hug. Avant d’ajouter : «On veut créer un champion de la finance durable.» Dans cette perspective, la société, qui compte 80 salariés à l’heure actuelle, prévoit de recruter une centaine de collaborateurs supplémentaires au cours des trois prochaines années.