L’après-midi a été rythmé par cinq ateliers thématiques explorant les fondations de l’IA, l’IA durable et ses applications dans des secteurs clés comme la finance, les télécommunications et les sciences de la vie. Une délégation de 15 scale-ups britanniques, parmi lesquelles les licornes Darktrace, Oxford Nanopore Technologies, Luminance et Quantexa, avait fait le déplacement à Paris. À leurs côtés, un solide contingent de grands groupes français et britanniques, dont Sopra Steria, Capgemini, BT, Sanofi et Orange – prêts à nouer des collaborations stratégiques entre scale-ups et grands acteurs de l’industrie.

La journée s’est poursuivie avec une réception réunissant plus de 200 personnalités des écosystèmes tech britanniques et français. La ministre britannique chargée de l’IA et du numérique, Feryal Clark, a ouvert l’événement en traçant un parallèle entre les grandes avancées historiques et les révolutions numériques en cours. Arrivée tout droit de Bletchley Park, berceau du déchiffrement de codes pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a rendu hommage aux pionniers de l’ère informatique tout en soulignant le rôle moteur du Royaume-Uni, troisième marché mondial de l’IA. Multiplication par vingt de la puissance de calcul d’ici 2030, accès facilité aux données publiques critiques, renforcement de la formation des talents : autant d’initiatives ambitieuses inscrites dans la feuille de route britannique. Et pour la ministre, une chose est claire : la France est un partenaire clé pour transformer ces ambitions en réalité.

L’enjeu de la diversité dans l’IA

Très vite, la discussion a glissé du cadre réglementaire aux enjeux stratégiques, avec des échanges animés entre poids lourds du secteur. Sous la houlette de Dame Menna Rawlings, Ambassadrice du Royaume-Uni en France, Clare Barclay (Présidente Entreprise et Industrie EMEA chez Microsoft et Présidente du Conseil consultatif de la stratégie industrielle du gouvernement britannique) et Audrey Herblin-Stoop (Directrice des affaires publiques chez Mistral AI) ont insisté sur la nécessité d’une coopération bilatérale. La question n’est pas tant de savoir si la France et le Royaume-Uni peuvent rivaliser avec les géants américains et chinois, mais comment ces deux nations doivent incarner un leadership qui respecte des valeurs fondamentales : innovation, diversité culturelle et sécurité. L’AI Opportunities Action Plan du Royaume-Uni et l’annonce récente d’Emmanuel Macron sur les infrastructures IA ne laissent d’ailleurs aucun doute : Londres et Paris comptent bien être à l’avant-garde en Europe.

L’un des temps forts de l’événement a été la mise en lumière d’un enjeu crucial : la diversité de genre dans l’IA. Un panel 100 % féminin a posé les bases d’une réflexion essentielle, entre lutte contre les biais algorithmiques et nécessité d’élargir la place des femmes dans la recherche et le développement. L’objectif ? Former des équipes plus inclusives pour concevoir des technologies véritablement représentatives de la diversité des sociétés. « Nos systèmes d’IA doivent garantir une représentation juste et équitable », a souligné Audrey Herblin-Stoop, illustrant une prise de conscience généralisée dans le secteur.
Optimisme et détermination : c’est dans cet état d’esprit que les participants ont conclu leurs échanges. La perspective de futurs sommets franco-britanniques et d’investissements croissants dans les infrastructures IA témoigne d’une volonté commune d’exploiter la technologie au service du bien commun.

Avec des objectifs ambitieux et une vision affirmée pour une croissance inclusive, le dialogue a l’Ambassade du Royaume-Uni ouvre un nouveau chapitre de la collaboration internationale en IA.
Pour en savoir plus sur le secteur de l’IA au Royaume-Uni visitez : https://www.great.gov.uk/international/